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Réduire le « millefeuille territorial » selon Mme Michu (histoire vraie)

- Allo ! Bonjour Madame !

- Bonjour Monsieur !

- Madame, je vous appelle de la part de M. le Maire suite à votre mail envoyé sur la boite contact@mamairie.com .

- Ah très bien, mais croyez bien que je ne dénonce personne mais quand même, c’est inadmissible ! Je paye des impôts et je trouve anormal qu’une entreprise privée tonde la pelouse sur la commune !

- Eh bien pourquoi Madame ?

- Eh bien, moi Monsieur, je paye mes impôts et nous avons trop d’employés municipaux alors pourquoi la Mairie paye t’elle une entreprise pour tondre la pelouse ?

- Madame, où intervient cette entreprise ?

- Sur l’avenue qui va vers la commune d’à côté !

- Madame, il doit s’agir d’une entreprise qui travaille pour le compte de la Communauté d’agglomération, car cette avenue est d’intérêt communautaire.

- Mais Monsieur, pourquoi les employés municipaux ne font pas ce travail ? Nous en avons beaucoup trop ! Et en plus vous ne savez même pas qu’une entreprise intervient sur la commune, c’est votre métier non ? Vous travaillez à la Mairie !

- Madame, comment pouvez vous dire que nous avons trop d’employés municipaux ?

- Eh bien Monsieur, je le sais, nous en avons plus que la ville de « lagrandevillecentre »(ndlr : 3 fois plus de population).

- Je pense Madame que vos chiffres sont erronés, la commune à moins d’employés municipaux que la ville de « lagrandevillecentre ».

- Ne m’embrouillez pas Monsieur avec vos chiffres, je le sais, c’est tout ! Et puis d’abord, pourquoi cette entreprise privée intervient sur la commune ?

- Je viens de vous le dire Madame, cette entreprise intervient sur cette avenue car c’est la communauté d’agglomération qui a la charge de cet entretien, pas la commune.

- Mais Monsieur, avec quel argent fonctionne la communauté d’agglomération ?

- Madame, avec les dotations de l’Etat, les impôts,…

- Eh bien moi je vous dit Monsieur que c’est mes impôts et que nous avons trop d’employés municipaux. Donc c’est aux agents municipaux de tondre la pelouse.

- Bien Madame, je ferai part de votre remarque à M. le Maire…. Au revoir Madame.

- Au revoir Monsieur.

- (soupir)

Evidemment, l’interlocuteur de cette contribuable n’a pas osé dire que les bas côtés des routes départementales sur la commune étaient entretenus par une autre entreprise privée, prestataire du Conseil Général… A chaque jour suffit sa peine d’agent territorial…

Mais peut être qu’à sa manière, Mme Michu nous rappelle un principe simple, celui dit de « subsidiarité« …

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Comment ne pas rater son début de mandat ?

Un interview de votre serviteur :

Votre légitimité va se jouer dans les premières semaine !

http://www.lettreducadre.fr/8476/votre-legitimite-va-se-jouer-dans-les-premieres-semaines/

dans le dossier de la Lettre du Cadre d’avril 2014 :

Comment ne pas rater son début de mandat ?

Pour un duo élu-cadre, bien commencer, c’est avoir une bonne visibilité du point de départ et du point d’arrivée souhaités. Ainsi que des obstacles et des leviers à prendre en compte.

http://www.lettreducadre.fr/rubriques/dossiers/

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Prix de l’Ethique 2013 : l’autorité ne peut s’imposer que par la confiance !

Au cours de cette cérémonie, le Lauréat 2013 Jean-Marie PETITCLERC, nous a expliqué simplement et magistralement sa philosophie de l’action en direction des jeunes en situation d’échec. http://www.lettreducadre.fr/7451/le-prix-de-lethique-a-jean-marie-petitclerc/

Un message fort en cette période de doute : « Le pouvoir peut s’imposer par la force, l’autorité ne peut s’imposer que par la confiance ».

(Discours introductif à la remise du prix)

M. le Président du jury, chers collègues membres du jury,

mesdames, messieurs,

Le prix de l’éthique est le fruit de la volonté d’un groupe de la presse professionnelle des collectivités territoriales et de professionnels des collectivités.

J’ai l’honneur, en tant que membre de ce jury, d’ouvrir depuis plusieurs années cette remise de prix et j’ai encore et toujours le devoir de formuler ce propos introductif au nom des 1 900 000 agents des collectivités qui œuvrent au côté des élus locaux pour apporter les services nécessaires aux habitants de nos communes et aussi pour mettre en œuvre ce que l’on appelle la solidarité de proximité avec et aux côtés du mouvement associatif.

En 2012, nous avions évoqué le mur de verre que Thierry Marx a connu très tôt*… Ce mur qui sépare les gens, les familles, les écoles, les destins.

Notre Président du jury, après avoir brisé ce mur de verre, ne s’est pas satisfait de sa réussite et a cherché, à sa mesure, avec ses moyens, à trouver des solutions pour d’autres, nés aussi du mauvais côté.

Nous pourrions dire que le lauréat de cette année, Jean-Marie PETITCLERC, est né lui du bon côté du mur de verre et qu’il a décidé, par une prise de conscience, il nous le dira dans quelques instants, de s’intéresser aux exclus de notre société moderne et en particulier les jeunes.

Il nous transmet inlassablement le message du « aller vers » plutôt que du « faire venir », ce qui réinterroge nos pratiques dans les services publics éducatifs et sociaux.

Il ne cherche pas à convaincre mais à éclairer, en tant qu’homme de conviction porteur d’un message.

Son discours sur les causes de la violence des jeunes vient contredire les discours dominants qui stigmatisent les jeunes et déresponsabilisent les adultes.

Il défend l’obligation morale pour les adultes de se centrer sur le jeune et d’organiser la cohérence de l’action des adultes autour de lui.

Son action méritait d’être relayée par ce prix de l’Ethique, au-delà des convictions philosophiques de chacun, car la nécessité est vitale de remettre en cause un système éducatif qui exclue trop de jeunes.

C’est en effet une violence insupportable faite aux adolescents que cette exclusion et la fatalité n’est que l’excuse de notre manque de courage à assumer nos devoirs pour les générations qui nous suivent.

Et s’il fallait faire un peu de provocation, je dirais que si notre lauréat du prix de l’Ethique 2013 a renoncé très tôt à s’engager en politique, c’est peut être parce qu’il avait déjà compris que pour agir politiquement, il fallait d’abord s’engager en tant que citoyen et en tant que professionnel.

Merci de votre attention.

Emmanuel CATTIAU

Membre du jury du Prix de l’Ethique 2013.

* http://cattiauemmanuel.expertpublic.fr/2012/11/22/prix-de-lethique-2012-briser-les-murs-de-verre/

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La crise serait philosophique avant d’être économique

Sans revenir sur les définitions « classiques » des crises économiques et financières, celle que nous vivons serait bien plus importante et ultime car mettant en jeu la survie même du genre humain.

Evidemment, la critique du système économique permet de justifier la dégradation de l’environnement, pour autant, cette critique reste superficielle si l’on s’attache à analyser la crise sous l’angle philosophique dans le rapport de l’Homme à la Nature.

Il semble intéressant d’écouter ou de réécouter cette émission de France Culture du 29 août 2011 avec comme invité le philosophe Stéphane Ferret auteur de l’ouvrage « Deepwater Horizon : Ethique de la nature et philosophie de la crise écologique », (Seuil, février 2011) http://www.franceculture.fr/emission-continent-sciences-les-conceptions-philosophiques-des-theories-ecologistes-2011-08-29.html

Pour ce philosophe, la crise devrait être requalifiée en crise morale et métaphysique…

En France, les élections municipales se profilent à grands pas.

La commune et le quartier sont les échelons de la proximité et de la solidarité quotidienne.

En temps de crise les communes (et les services sociaux de proximité quelque soit l’échelon territorial), le tissu associatif et les familles sont les derniers maillons de la solidarité qui doivent permettre d’éviter aux plus fragiles de tomber dans la spirale infernale de la dégradation psychologique et physique.

En temps de crise toujours, au niveau local, aucune autre méthode ne semble plus efficace que de cultiver les fondamentaux : alimentation de proximité, santé, éducation, partage du travail, logement, culture et protection de l’environnement.

Mais pour affronter cette crise, il serait juste que « l’effort de redressement » soit équitablement réparti. Or, cet article vient montrer le contraire de manière stupéfiante :

330 milliards d’euros. La fortune totale des 500 Français les plus riches a progressé de presque 25 % en un an http://www.challenges.fr/classement/20130709.CHA1933/classement-niel-free-rejoint-arnault-et-bettencourt-au-top-10-des-plus-grandes-fortunes-de-france.html

La conclusion serait donc évidente, au regard de notre devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » : Cette crise est d’abord une crise morale et éthique, et donc philosophique, avant d’être une crise économique.


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